Transport
Accord de partenariat économique: L’ouverture des frontières ne sera pas totale
Par Dipita Tongo - 20/04/2012
Ratio faible d’après le Gicam
Ernst Burgbacher a donné cette information au cours d’une séance de travail ce 17 avril 2012 au siège du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam).
En dehors du conseil exécutif du Gicam, les représentants de la Chambre de commerce d’industrie des mines et de l’artisanat du Cameroun (Ccima) ont pris part à cette rencontre. Le chef de la délégation a longuement insisté sur les modalités de mise en musique de cet accord, modalités qui, depuis plusieurs mois, sont à l’origine des blocages tous azimuts. D’après l’Allemand, l’ouverture des frontières ne sera pas totale, car, apprend-il, « 20% des échanges resteront protégés », notamment en ce qui concerne l’agriculture. Ce mardi 17 avril 2012, Ernst Burgbacher rappelle également l’importance de l’Ape pour les pays de l’Union Européenne, mais aussi pour les pays Acp qui bénéficieront de l’ouverture des frontières. En réponse, le président du Gicam, a réaffirmé son inquiétude car le ratio est faible, 80% contre 20%. Tout en insistant sur la tendance de toutes les économies dans le monde à protéger leurs industries. André Fotso a ainsi proposé de repenser le calendrier de l’Ape, en proposant que les négociations se déroulent de manière graduelle et consensuelle. Au sujet du souci de protection des producteurs camerounais, le secrétaire d’Etat allemand adhère à l’idée. Il apprend ainsi que dans les mécanismes compensatoires, il est prévu une période de transition de 15 ans pour les entreprises produisant les biens qui ne seront plus protégés.
Mise à niveau des entreprises
André Fotso a insisté sur un aspect primordial pour les entreprises camerounaises. Il s’agit de la nécessité de mettre à niveau les entreprises camerounaises et particulièrement les Pme locales, à la veille de l’ouverture des frontières. « Celles-ci
- L'ouverture des barrières douanières devrait profiter aux entreprises camerounaises.
© camereco
en plus de l’environnement économique qui leur est peu favorable, du fait du manque de technicité et d’infrastructure, seront confrontées aux entreprises européennes plus compétitives », présage le président de la holding Taf Investment group. Plusieurs autres sujets ont été abordés au cours de cet échange. C’est le cas des conditions de création d’entreprises au Cameroun, notamment sur les modalités d’investissements. Un sujet posé sur la table par un membre de la délégation allemande. Les Allemands établis déjà au Cameroun ont rassuré leurs compatriotes sur l’attractivité de l’économie camerounaise. C’est le cas du représentant de Lufthansa, partenaire de Camair Co, ou encore de la SAP. « Le retour sur investissement est garanti », ont-ils témoigné.
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