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Evasion fiscale: L'Espagne soupçonne Samuel Eto'o

Par Idriss Linge - 29/06/2012

C'est le bureau du procureur de la république espagnol qui est à l’origine de l’affaire. Selon lui, l’attaquant camerounais aurait conspiré à l’évasion d’un montant de près de 3,5 millions d’euros, équivalent à l’ensemble des taxes dont il s’est soustrait, sur les revenus issus de ses droits d’images, alors qu’il jouait pour le football club de Barcelone, mais aussi de ses revenus issus de son contrat avec l’équipementier « Puma ». Le procureur en charge du dossier affirme s’être appuyé sur une analyse des déclarations fiscales du footballeur camerounais, qui avait indiqué avoir créé deux entreprises, dont l’une en Hongrie et l’autre en Espagne. Problème, la Hongrie est considéré par de nombreux experts, comme un paradis fiscal, en raison du très bas niveau d’imposition de son système économique (10 et 19 pour cent) de taxation. Quant à son entreprise en Espagne, on lui reproche de n’avoir pas payé l’équivalent légal de ce qui aurait dû être fait (30% au lieu de 35%). L’accusation fait aussi part de ce que le footballeur camerounais, a utilisé le nom de cette entreprise, pour déduire certaines de ses dépenses personnelles, notamment celles liées à ses droits immobiliers, et l’achat et l’équipement des luxueuses voitures qu’il possède. Cette accusation de fraude qui pèse sur la tête du joueur camerounais, inclue aussi Jose Maria Mesalles, l’ancien manager d’Eto’o fils, et Manuel de Jesus Lastre, le dirigeant de son entreprise en Espagne. En la méconnaissance de la loi fiscale espagnole, il est difficile d’évaluer si les déclarations faites par la superstar du football camerounais, peuvent s’interpréter autrement qu’un aveu de conspiration pour une évasion fiscale.


    Le joueur camerounais Eto’o Fils soupçonné d’évasion fiscale
    © africapresse.com

Le procureur de la république espagnole en charge du dossier a demandé que soit ouverte une procédure judiciaire, avant samedi, pour éviter la forclusion de l’une des accusations et provoquer la nullité de la procédure. Si le juge saisi accède à cette demande, le camerounais pourrait se voir inculpé pour quatre chefs d’accusation de fraude fiscale. Sur la base de la loi espagnole en matière de criminalité financière, le «Pichichi» pourrait, dans le cas où il est reconnu coupable, être condamné à près de 5 ans de prison et condamné à payer l’équivalent de 21 millions d’euros d’amende. Aucun média n’a encore rapporté une réaction de Samuel Eto’o Fils ou de son club actuel en championnat de Russie, l’Anzhi Makhachkala, du milliardaire Suleiman Kerimov. Difficile aussi de dire si Eto’o est la victime d’une attaque personnelle. L’accusation contre l’attaquant camerounais intervient dans un contexte où le gouvernement espagnol a lancé une vaste campagne contre les fraudes fiscales, dans le but de pouvoir se conformer à la réduction de son déficit budgétaire, comme prescrit dans les conditions de l’aide de 100 milliards d’euros donnés par la Banque Centrale Européenne. D’un autre côté et selon des informations rapportées par certains médias de Barcelone, Eto’o avait l’an dernier déposé une plainte contre son ancien manager, qu’il accusait d’avoir détourné son argent et d’avoir trahi sa confiance. Ses trois années passées à l’Inter Club de Milan en Italie, lui ont permis de se faire encore plus d’argent qu’au Barça. Avec son équipe actuelle, il est sous un contrat qui lui accorde 20 millions d’euros par an, faisant de lui le footballeur le mieux payé au monde du moment.



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Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation