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Auteur: Cyrille NONO mercredi, 9 janvier 2019

LES IVOIRIENS MAL BARRÉS, LES SPÉCIALISTES «ON NE GOUVERNE PAS AVEC DES CHIFFRES»

Le verdict est prévu pour 2020 et déjà, le pays est semble-t-il sur la bonne voie. Selon un rapport de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire est le 4ème pays ayant la croissance la plus rapide au monde, et le premier en Afrique subsaharienne. Les spécialistes se prononcent.

Selon le rapport, publié par la Banque Mondiale, la croissance de l’économie ivoirienne reprend des couleurs après la crise postélectorale, soit à partir de la gouvernance du Président Alassane Ouattara. « D’un taux de -4% en 2011, la croissance du pays a atteint 7,6% en 2017 avec un pic à 10,7% en 2012 et à 9,2% en 2015 », mentionne le rapport. Une croissance rendue possible selon ce même rapport, grâce à un essor considérable du secteur agricole et une meilleure gestion des revendications sociales. Mais pour le Dr Albert Yao Kouakou, enseignant chercheur en sociologie, à l’Université de Daloa, cette croissance est mal distribuée.

« Il s’agit d’estimations macroéconomiques. Car depuis 2012, la croissance économique du pays est soutenue, mais cela ne reflète pas le vécu des Ivoiriens. Au niveau micro économique, il y a problème. Voilà pourquoi les Ivoiriens vous diront, qu’on ne mange pas la route. Pour le commun des mortels, lorsqu’on parle de croissance à un certain niveau, on doit le ressentir dans le quotidien, mais ce n’est pas le cas. Le problème de la Côte d’Ivoire est la gestion, la redistribution des retombées de la croissance macroéconomique. Comment faire en sorte que la majorité de la population, puisse bénéficier de ces avantages, telle est l’équation à résoudre », fait-il savoir.

Mais en dehors des acquis, la Banque Mondiale a aussi relevé des insuffisances dans la gestion économique des autorités ivoiriennes. Il s’agit de l’accroissement du déficit budgétaire. À cet effet, la Banque Mondiale recommande à la Côte d’Ivoire de travailler à augmenter ses ressources intérieures, de sorte à combler le déficit auquel il fait face chaque année. Plus loin, ce document explique que le pays doit développer le secteur privé pour consacrer son émergence en 2020, et ainsi rattraper son retard sur les pays développés. Une quête qui, selon le politologue Geoffroy Kouao Julien, professeur d’université, ne peut être menée en occultant la situation sociale des Ivoiriens. Mark Melancon Womens Jersey

Cyrille NONO

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