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Auteur: André mercredi, 9 janvier 2019

RWANDA : LE PROCÈS POUR ÉCLAIRCIR LE MYSTÈRE DE L’ATTENTAT SUR JUVÉNAL HABYARIMA EST ANNULÉ

Les juges d’instruction français en charge de l’affaire épisode déclencheur du génocide de 1994 ont rendu une ordonnance de non-lieu dans l’enquête sur l’attentat contre Juvénal Habyarimana, selon des sources judiciaire du grand média France 24 ce mercredi 26 décembre de source judiciaire.

Initialement ouverte pour « assassinat et complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme » les enquêtes judiciaires n’ont pas été fructueuses. Alors, les magistrats ont expliqués dans une ordonnance rendue le 21 décembre, qu’il n’y aura pas de procès « en l’absence de charges suffisantes », a précisé la source judiciaire.

« Il faut interpréter cette décision des juges français comme une forme de résignation face à un contexte politique contre lequel le ministère public n’a pas su lutter. Les autorités rwandaises n’ont jamais cherché à apporter leur concours à la manifestation de la vérité« , a réagi maître  Philippe Meilhac, l’avocat de la veuve de l’ex-président, Agathe Habyarimana auprès de l’AFP. Mais il se pourrait que les parties civiles fassent appel de cette ordonnance, selon les propos de l’avocat.

Les relations entre Paris et Kigali ne sont pas au beau fixe  depuis de vingt ans

Les responsabilités françaises dans l’affaire du génocide Rwandais ont empoisonné les relations entre Paris et Kigali.

« Le 6 avril 1994, l’avion de Juvénal Habyarimana, un Hutu, avait été abattu en phase d’atterrissage à Kigali par au moins un missile. Cet attentat est considéré comme l’événement déclencheur du génocide qui fit 800 000 morts selon l’ONU, principalement dans la minorité tutsi. La recherche des auteurs de cette attaque a été au cœur de la quête judiciaire française, particulièrement complexe.

En France, une information judiciaire avait été ouverte en 1998 après la plainte des familles de l’équipage, composé de Français. Le premier juge saisi, Jean-Louis Bruguière, avait privilégié l’hypothèse d’un attentat commis par des soldats de l’ex-rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par Paul Kagamé, devenu président en 2000.

Les relations diplomatiques entre les deux pays avaient été rompues quand le juge avait émis en 2006 neuf mandats d’arrêts contre des proches de Kagamé. Elles s’étaient renouées trois ans plus tard.

Au Rwanda, une commission d’enquête avait imputé en 2009 la responsabilité de l’attentat aux extrémistes hutu qui se seraient ainsi débarrassés d’un président jugé trop modéré. » source, doc F24 

 Barkevious Mingo Jersey

André

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